Voir enfin ce que les autres voient depuis toujours

Il existe une phrase que j’entends presque chaque jour, prononcée avec un sourire hésitant ou une légère retenue :
“Je ne suis pas photogénique.”
Comme une évidence.
Comme une vérité que l’on aurait fini par accepter.
Et pourtant…

Après la séance, ces mêmes personnes découvrent leurs portraits dans un silence souvent chargé d’émotion, puis murmurent :
“C’est la première fois que je m’aime en photo.”
Ce moment ne doit rien au hasard.

Nous voyons le monde grâce à la lumière

Depuis toujours, elle guide notre regard.
Elle révèle une présence, adoucit un trait, souligne une expression. Avant même que nous en ayons conscience, la lumière raconte déjà quelque chose de nous.
Être photographe, au fond, consiste peut-être simplement en cela :
placer chaque personne dans la lumière qui lui correspond.

Non pour transformer.
Mais pour révéler.

Car la photogénie n’est pas un privilège réservé à quelques visages.
Elle est déjà là, discrète, attendant seulement d’être mise en lumière.

Se sentir regardé… autrement

Être photographié n’est pas un geste anodin.
Il faut parfois apprivoiser l’objectif, oublier sa propre image, laisser tomber ce que l’on croit devoir montrer pour redevenir simplement soi.

Je connais intimement cette sensation, celle de ne pas savoir où poser ses mains, de se demander comment se tenir, de craindre d’en faire trop… ou pas assez.

Car moi aussi, je suis mal à l’aise devant un appareil.
C’est sans doute pour cela que j’accorde autant d’importance à la manière dont je guide les personnes que je photographie. Une séance n’est ni une performance, ni un moment figé. C’est un espace où l’on prend le temps, où la confiance s’installe, presque imperceptiblement.
Et puis, à un moment, quelque chose se relâche.

Le regard devient plus libre.
Le geste plus naturel.

La personne que vous êtes apparaît, simplement.

Artisan de la lumière

J’aime penser mon métier comme celui d’un artisan de la lumière.
Comme un sculpteur travaille la matière, je façonne la lumière pour révéler un visage, dessiner une posture, faire émerger une présence.

La lumière ne travestit pas.
Elle ne fabrique rien.

Elle permet seulement de voir ce que vos proches perçoivent déjà, parfois mieux que vous.

Le moment de la découverte

Beaucoup redoutent l’instant où ils verront leurs images.

Puis vient la surprise.

Non pas celle de trouver une photo acceptable…
mais celle d’hésiter entre plusieurs portraits que l’on aime sincèrement.

Il devient difficile de choisir.

C’est souvent ainsi que le livre de séance s’impose comme une évidence. Élégant et intemporel, il permet de conserver ces images sans avoir à renoncer — comme on feuillette une histoire dont on ne voudrait retirer aucune page.

Car certaines photographies ne sont pas seulement destinées à être regardées aujourd’hui.
Elles sont faites pour accompagner une vie.

Je ne vous rends pas photogénique

Il est important pour moi de vous le dire avec sincérité :

👉 Je ne vous transforme pas.
👉 Je ne fabrique pas une version idéalisée de vous-même.

Je suis simplement la personne qui sait vous guider, vous mettre à l’aise et créer les conditions dans lesquelles votre naturel peut apparaître.

Votre photogénie ne naît pas dans mon studio.
Elle s’y révèle.

Se voir autrement

Nous sommes souvent les plus sévères avec notre propre image. Là où les autres voient une présence, un regard, une douceur — nous remarquons un détail, une imperfection, une expression que nous jugeons trop vite.

Un portrait a ce pouvoir singulier :
nous offrir la possibilité de changer de regard sur nous-mêmes.

Et parfois, ce basculement est plus profond qu’on ne l’aurait imaginé.

Vous n’avez pas besoin d’être photogénique

Peut-être avez-vous simplement besoin de rencontrer la bonne lumière.
Celle qui ne cherche pas à vous transformer, mais à vous révéler.
Celle qui fait apparaître avec évidence ce que vous êtes déjà.

Et si un jour vous franchissez la porte du studio avec cette hésitation que je connais bien, laissez-moi vous rassurer :

La photogénie n’est pas une question de visage.
C’est une rencontre.

Entre une lumière, un regard…
et vous.